Histoire

 

 

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Le Chateau des Lascaris démantelé en 1692  

La localité est peuplée de manière avérée dès 6901. Cité au xie siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris. Dont les fils Lascaris de Vintimille. En 1581, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie.

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, pour que Victor Emmanuel puisse jouir de ces territoires de chasse. La raison parait dérisoire et, à ce propos, une légende assez enracinée veut que les deux communes aient été conservées par le Piémont pour des raisons "stratégiques". Cela est tout à fait impossible. D'abord, la nouvelle frontière (1861-1947) passait au sud de St Dalmas de Tende où ne se trouve aucun obstacle physique, toutes les gorges placées plus au sud étant entre les mains des Français. La pénétration d'une armée d'invasion eût donc été très facile. Par contre, c'est au nord de Tende que se trouvent les obstacles majeurs, la crête du Mercantour, longtemps franchissable uniquement par un col très difficile (infranchissable en hiver) et seulement bien plus tard par un tunnel ! Ajoutons que les Italiens ne construisirent aucune fortification vraiment sérieuse (juste quelques forts peu redoutables) pour défendre Tende et La Brigue que les Français auraient pu occuper en une demi-journée, preuve qu'ils n'y attachaient aucune importance militaire. Ensuite, penser que Napoléon III ait pu céder ainsi une région hautement stratégique alors qu'elle avait toujours appartenu historiquement au comté de Nice, c'est le prendre pour bien naïf, ce qu'il n'était pas (en 1870, il sera malade, ce qui est différent) et ses diplomates encore plus. Enfin, en 1860, une guerre entre l'Italie nouvelle et la France, qui était en quelque sorte sa "marraine", était, à moyen et même à long terme, impensable. Il faut donc considérer que la raison est bien celle que donnèrent les gouvernements de l'époque, aussi futile soit-elle pour un homme du 21e siècle : Tende, La Brigue, la Vallée des Merveilles et le mont Bego constituaient des territoires de chasse pour le roi Victor-Emmanuel II et l'usage entre souverains était de se faire des petits "cadeaux" de cette sorte. C'est Mussolini qui prétendit bien plus tard affirmer l'"italianité" de la région en construisant la gigantesque gare de St Dalmas de Tende, sur la frontière, dont le bâtiment est délaissé aujourd'hui malgré sa haute signification historique. Il y eut toujours, de 1861 à 1947, un parti "français" à Tende et à La Brigue, mais peu actif. L'occasion lui parut trop belle en 1945, avec la défaite de l'Italie, et il obtint facilement l'organisation du rattachement, confirmé par un référendum qui donna une écrasante majorité à la France. Les Américains laissèrent faire, malgré leur sympathie pour l'Italie nouvelle, et cela leur donna un bon prétexte pour refuser en revanche avec la dernière énergie un référendum similaire dans le Val d'Aoste, que souhaitait de Gaulle pour l'importance stratégique de ces villes. C'est au traité de paix de Paris du 10 février 1947 que ces territoires passent sous souveraineté française, un référendum ayant confirmé la volonté des habitants de devenir français à une écrasante majorité.

La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la préhistoire sur les sites naturels de la Vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au Musée départemental des Merveilles2).

( Source WIKIPEDIA )

 

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Généalogie des comtes de Tende  par Jean Gallian :  

 

 Généalogie des familles nobles de Savoie - Tende ( cliquer )

 Généalogie des familles nobles Lascaris - Vintimille de Tende

 

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La communauté protestante vaudoise présente à Tende de 1880 à 1910

Un pasteur luthérien allemand de Nice vient s ' intaller à Tende à la Villa Alpina ( actuellement la mairie ) où il exerça son culte y compris dans la grotte des Cauette creusée dans le Rocher  de la Maïna en hauteur au dessus du cimetière actuel.

 

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1

 Voir page Degiovanni Pietro

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 Hires 022 cessole

Archives du Sénat de Nice

  ( archives du CG 06 )

 

* "Atti confreria Santo Spirito", comptes tenus par les prieurs élus par la confrérie du Saint-Esprit de Tende mentionnant les recettes et dépenses de l'institution (recettes des biens, dépenses pour messes des défunts, organiste le jour de la messe de la Pentecôte (p. 127, 133, 157), cire rouge, torches, fenêtres (en 1689, p. 164), passage de troupes françaises en 1697, salaire de l'hospitalier (p. 215), toiture (1708, f. 255), nourriture : froment, pois chiches, charbon, coton, vin, huile ..). 1543-1711. 1 registre en latin puis en italien à partir de 1561. 

1. 4 janv. 1582.-Confirmation des statuts et privilèges de Tende, Limone et Vernante. 

- 8. Ordre aux communautés de Tende et de Sospel de placer sous séquestre les dîmes qu'elles doivent, tant au diocèse de Nice que de Vintimille, jusqu'à ce que ceux-ci aient payé ce qu'ils doivent pour le subside au duc de l'année 1597 (1600, 14 juillet). 

- les nominations de Luca Planea de Tende en qualité de podestat de Sospel (2 juillet - 5 septembre 1617) et de Francesco Claretti en qualité de conservateur général et juge de toutes les routes et eaux du comté de Nice et de la vallée d'Oneglia (12 juin - 12 septembre 1617) 

- la concession d'un sursis pour payer leurs créanciers, demandée par les communautés des vigueries de Nice, Sospel, Barcelonnette, Puget, Saint-Étienne et Tende et de la principauté d'Oneglia et Maro, obérées de dettes à la suite des guerres (21 juillet - 18 août 1623) 

* Procédure judiciaire entre la confrérie du Saint-Esprit de Tende et le comte Giuseppe Maria Sollaro (Solaro) della Margarita concernant la propriété de deux fermes (s.d.. XVIIe, après 1639), 4 feuillets pliés, en italien. 

- la perception du " cottizzo " des taverniers de la principauté d'Oneglia et du comté de Barcelonnette et des revenus de Tende pour payer les appointements des officiers du sénat (30 février (sic), 16, 24, 31 août 1648) 

- une créance due par la communauté de Tende au moine Nicola Clerico du couvent Saint-Augustin de Nice pour des prêches de Carême (9 janvier 1651), 1 cahier 

2. 1667.- Bref exposé historique des circonstances qui ont amené l'acquisition du comté de Tende par le duc de Savoie. 

3. 25 août 1667.- Interdiction aux habitants de procéder à des coupes de bois dans diverses régions afin d'éviter que les avalanches endommagent la route du col de Tende et coupent le trafic du sel (imprimé). 

4. 22 mai 1670.- Lettres de citation à comparaître devant les délégués chargés de l'information, comportant sauf-conduit, aux auteurs d'une tentative d'attaque du château de Tende pour libérer des criminels détenus (imprimé).

5. 10 juin 1670.- Publication des condamnations des sujets de Tende, Limone et Vernante, convaincus de la tentative d'attaque du château (impr.). 

- la mutation de Gioffredo Valerio Novellis, avocat fiscal dans la ville et marquisat de Saluzzo, à Tende, en qualité de vicaire du comté, avec juridiction sur La Brigue, Saorge et Breil (14-24 juillet 1670)

- la mise en possession des prieurés, prévôté, chapellenies de Sauze, Tende, Puget-Théniers, Saint-Martin-d'Entraunes (7 décembre 1704 - 26 août 1705) 

- la mise en possession de la prévôté de Tende, de la chapellenie de Pigna, d'un canonicat érigé dans la collégiale d'Oneglia (Oneille), du prieuré de Bairols (1er, 7 avril - 20 mai 1724) 

- les nominations de Gioanni Periero en qualité de procureur fiscal de la seigneurie d'Aiglun (17 août 1725), de Gioanni Colmars en qualité de procureur fiscal du comté de Roubion (16-17 août 1725), d'Andrea Arnulfo en qualité de vice-fiscal du comté de Drap (18 août 1725), di notaire Gio. Angelo Chianea en qualité de vicaire du lieu de Tende (4 février - 18 août 1725), de Gio. Ludovico Ollivario en qualité de vice-fiscal du lieu et comté de Lantosque (19 octobre 1716), de Giuseppe Gioffredo en qualité de vice-fiscal du lieu de Pierrefeu (1er septembre 1725), de Sebastiano Pelegrino en qualité de vice-fiscal du lieu de Ville San Sebastiano (7 avril 1725), de Giuseppe Francesco Reparator en qualité de vice-fiscal de la ville et du mandement de Sospel (22 septembre 1725)

- les nominations du comte Giuseppe Bartolomeo Richelmi en qualité de président en chef du sénat (15 septembre - 14 novembre 1726), du comte Gio. Giuseppe Bottiglia della Croce di Mosso en qualité de sénateur (15 septembre - 14 novembre 1726), de l'avocat Onorato Solaro en qualité de substitut de l'avocat fiscal général, avec la permission de plaider les causes civiles en tant qu'avocat (19 octobre - 27 novembre 1726, 5 janvier - 8 mars 1727), de Giacomo Sautet en qualité d'avocat fiscal général (15 septembre - 2 décembre 1726), de l'avocat Gioanni Randone de Garessio en qualité de préfet de la ville et du comté de Nice (19 octobre 1726 - 21 janvier 1727), de Domenico Tallone en qualité de vice-fiscal du lieu de Torria (12 décembre 1726 - 8 février 1727), du notaire Bernardino Lanteri en qualité de vicaire du comté de Tende (14-24 mai 1727) 

- l'admission de Gio. Agostino Guidi en qualité de vice-fiscal du comté de Tende (18 décembre 1727) 

- les dispositions royales concernant la manière d'exécuter les bulles instituant les chapellenies et canonicat d'Entraunes et Tende et l'exequatur concernant la nomination de l'official de Glandèves (18-25 octobre, 6-7 novembre 1728) 

- la nomination des titulaires de deux chapellenies à Entraunes et d'un canonicat à Tende, ainsi que celle d'Onorato Giausselet en qualité de vicaire général de l'évêque de Glandèves, siégeant à Puget (27 septembre, 30 octobre 1728) 

- l'ordre donné au sénat de s'occuper directement d'un bandit arrêté à Tende, après avoir tiré avec des complices sur les soldats d'un régiment royal, s'agissant de crime de lèse majesté, alors que le sénat avait laissé l'affaire au juge ordinaire du lieu (21 juin 1730)  

- l'ordre donné au sénat d'extraire d'une chapelle des Capucins de Tende un bandit de Vernasca, accusé de " grassazione " avec homicide, s'agissant de crime exclu du droit d'asile (19 juin, 9 juillet 1730) 

- Protestation du consul adjoint Gioanni Gazano, concernant une expédition de six balles, contenant de la cire, du coton teinté, du café, du blé et des bouchons de chêne-liège, destinée aux frères Menafogli de Torino (Turin), le muletier Giuseppe Grillo de Tende n'ayant pas exécuté la livraison (30 mai 1733). 

- Non-paiement de plusieurs balles de morue vendues par Luigi Lanciares au muletier Gian Onorato Macagno de Tende (19 mai 1734). 

- la mise en possession du canonicat de la collégiale de Tende et de la prévôté de Chiusanico et la transmission d'écritures appartenant à un sous-diacre génois, faisant l'objet d'un procès criminel, transportées à Seborga par sa concubine (4 octobre 1734) 

Cession, en faveur du couvent de Saint-Augustin de Saint-Dalmas-de-Tende, par Marguerite, veuve de Paul Cachiardy, d'un bois de châtaigniers sis audit lieu (1734). - Échange entre ledit couvent et Antoine Macagno de diverses pièces de terres sises audit lieu (1735). 

- la nomination des prêtres pour le prieuré de Coaraze, pour la cure de La Roquette du Var et pour l'église paroissiale de Tende (8 août, 8-28 octobre 1735) 

- la concession d'un canonicat pour deux prêtres, érigé dans la collégiale de Tende (1er juin 1736) 

- Vente de poisson salé effectuée par Filippo Faissola à Agostino Vitio de Tende (2 mai 1738).  

- l'autorisation pour le notaire de Tende de rebâtir une chapelle située dans le quartier de Rioffredo, emportée par une avalanche de neige, déjà obtenue de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille) et pour le moine de Saint-Pons Benedetto Grimaldi d'exercer la tutelle de Gio. Battista Onorato et Chiara Grimaldi, enfants de son frère (5 juin 1738) 

- la remise à la justice sarde de Giacomo Antonio Cuggia de Saorge, détenu dans la prison de San Remo, auteur présumé d'un meurtre sur la personne de Gaspare Chianea de Tende (30 novembre 1737 - 2 janvier 1738)  

- Paiement de foin, fourni aux bestiaux, transitant par Tende, demandé par Gioanni Cassio de Tende aux adjudicataires de la boucherie de Nice (24 mars 1739). 

- Paiement d'une partie du nolis demandé par Pietro Duré et Paulin Capon de Tende, pour le transport de balles de laine de Nice à Torino (Turin), à la demande du négociant Antonio San Pietro, le poids desdites balles ne correspondant pas aux engagements (16 octobre 1739). 

- l'attribution au podestat de Vernante de la cause relative aux crimes commis par des bandits de Tende, perpétrant des vols sur le territoire sarde et se réfugiant ensuite sur celui de la République de Genova (Gênes) (26 juillet 1740, 31 janvier, 27 octobre 1741) 

- l'enquête sur un homicide commis à Tende par des bandits de Limone et des informations sur Giacinto Bottin de Peille, accusé de vols (15 juin, 1er, 18 juillet, 17 août, 10 octobre 1739, 18-26 juillet, 19 août - septembre 1740, 21, 31 janvier, 10-22 juillet, 16, 27 octobre, 25 novembre 1741 - 13 janvier 1742) 

- la nomination du prévôt de Perinaldo en qualité de préfet de la discipline ecclésiastique dans le marquisat de Dolceacqua et lieux de Pigna, Buggio et Seborga et l'établissement de vicaires forains de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille) pour les lieux dudit marquisat et de Rochetta, ainsi que de Tende, La Brigue, Saorge et Pigna (30 août 1743) 

6. 10 fév. 1744.- Lettre relative aux statuts et privilèges de Tende

- Paiement de la valeur de six sacs de graines de chanvre, exigé par Pietro Agostino Guidi de Tende à Gian Francesco Massa de Nice (22, 25 mai 1750). 

- un vol de bétail sur le territoire entre Mendatica et Upega par des hommes armés et l'homicide du notaire de Tende et banquier des sels Gaetano Guidi (6 août - 31 octobre 1749, 10 janvier, 7 avril, 28 septembre, 5-7 décembre 1750, 5 mai, 30 octobre 1751, 14 février 1752) 

- des vols commis à Torria et à Tende et la permission donnée par le sénat à Giuseppe Maria Blancardi de se rendre dans le couvent de Saint-Pancrace de Lantosque, puis aux bains de Roquebillière pour y purger sa période de rélégation (12-29 juillet 1752) 

 - l'interdiction pour tout particulier, sauf les taverniers, de Tende de vendre du vin demandée par le comte Pietro Antonio Chianea, possédant les gabelles du vin (19-27 février, 19 juin, 28 août 1753) 

- la collation de prieuré et chapellenies de Pierrefeu, Caravonica, Tende et Cenesi (7 septembre - 2 novembre 1753) 

- les bans champêtres de la communauté de Tende (3 mars 1753) 

- la supplique de la communauté de Tende demandant l'interdiction de pècher pour tout particulier, à l'exception de l'adjudicataire (3 janvier 1758) 

7. 1758.- Demande du lieut.-colonel des milices du comté J.B. Chianea en vue d'obtenir la concession d'un terrain dépendant du domaine royal à Tende

- condamnant Antoine-César Cassio, de Drap, comme héritier de son père, Jean-Baptiste, au paiement d'une somme en faveur de la communauté de Tende (1758, 16 juin). 

- l'arrestation d'Ignazio Trucchi accusé d'escroquerie à Tende (21 avril 1760) 

- la sauvegarde des biens de la dot, situés sur le territoire de La Brigue, exigée par Angelica Medici à l'encontre de son mari Pietro Gastaldi et la propriété d'une vigne contestée par Pietro Lanteri et Gioanni Guidi de Tende (24 juillet 1760) 

- la construction d'une chapelle champêtre, sous le titre de Sainte-Marie-de-la-Consolation, dans le quartier Riofreddo de Tende, en remplacement d'une ancienne détruite par une avalanche de neige, accordée au chanoine de la collégiale de ce lieu et la collation de la prévôté dans ladite collégiale pour le prêtre Carlo Giuseppe Caissotti (30 octobre 1761)

- la collation d'un canonicat existant dans la collégiale de Tende en faveur du prêtre Gio. Battista Lanteri, secrétaire de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille) (8 janvier 1762) 

- la collation de cures, canonicats et prieuré à Beuil, Guillaumes, Tende, Cenova, Oneglia (Oneille) et Saint-Martin-Lantosque et le refus de l'exequatur à la nomination d'un notaire apostolique faite par l'évêque d'Albenga (19 mars - 16 juillet 1762) 

- l'interdiction de faire paître les troupeaux sur le site dit " Cairo " et à proximité du lac de Fontanalba demandée par Giacomo Mellano à l'encontre de Giacomo Mellano, tous les deux d'Entracque, ayant le premier affermé les terres gastes et la bandite de Paracoperta et le second la bandite et terres gastes de Fontanalba, sises sur le territoire de Tende et appartenant au comte Pietro Antonio Pio Chianea di Santo Stefano (14 mai 1764), 1 cahier 

- la concession d'une prime et l'impunité pour toute personne permettant l'arrestation des auteurs de plusieurs incendies criminels perpétrés à Tende, contenant également une affiche rappelant les faits et les offres (24, 28 février, 7, 8 mars 1764) 

- l'approbation de la vente aux enchères des bandites et autres biens situés sur le territoire de Tende, appartenant à la succession du comte Pietro Antonio Pio Chianea di Santo Stefano, contenant la note et la description de ces biens et les procès-verbaux des adjudications (25 août 1764 - 2 avril, 23 juillet, 25 novembre 1765) 

- l'appel devant la juridiction ecclésiastique dans l'affaire opposant Maddalena Mirapelle à Onorato Lauro de Villefranche à la suite de séduction et grossesse illégitime et la collation de chapellenies, prieuré, canonicat à Borgo Maro, Saint-Étienne, Roquestéron, Puget-Rostang, Bairols, Tende et Sigale (6 juin - 29 août 1766) 

- le paiement d'une somme d'argent exigé par le couvent existant à Saint-Dalmas-de-Tende sous le titre de Saint-Augustin, à l'encontre de Filippo Cassio de Tende (13 mai 1766), 1 registre 

- l'approbation des bans champêtres de la communauté de Tende (25 mai 1768) 

- le refus d'entériner un édit de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille) prévoyant l'excommunication pour les débiteurs du mont de piété de Tende et l'interdit pour les administrateurs des oeuvres pies (9 octobre 1768)  

- l'autorisation de construire une chapelle dans le hameau de Granile, près de Tende, contenant aussi la requête et des attestations des habitants (2 juin 1770) 

- la collation de cure, canonicat et prieuré à Buggio, Tende et Marie (30 novembre - 21 décembre 1770)  

- la collation de la chapellanie de Toudon, l'autorisation d'emprunter une somme d'argent pour procéder aux réparations de la façade de l'église Saint-Dominique de Nice, demandée par les Pères dominicains et l'érection d'un canonicat dans la collégiale de Tende (22 février 1771) 

- une litige entre le Père théatin Gio. Bernardo Galea et le clerc Gio. Francesco Galea au sujet d'un bénéfice de la famille Galea et la collation de cure, chapellenie, prévôté à Molini di Prelà et Tende (24 février - 17 avril 1772) 

- " Ricorsi in materia civile " (requêtes présentées par des justiciables en matière civile).- Suppliques, décrets, lettres patentes, contenant notamment les recours du négociant Stefano Suchetto, de l'insinuateur Gio. Battista Pauliani, de Giambattista Del Pozzo Grimaldi visant à obtenir l'approbation des bans champêtres et statuts politiques de la communauté de Gattières, de Gio. Battista Grimaldi, comte de Levens, de Leonardo Riccardi di Lantosca, de la communauté de Castellar souhaitant de fortes amendes pour les particuliers, notamment Génois, faisant paître des chèvres sur son territoire, de la communauté de Montegrosso, désirant ester en justice contre celle de Tende, en raison d'un différend sur le droit d'affermer des bois et des pâturages, un recours des négociants, marchands et artisans de la ville de Nice au roi demandant une équitable répartition des charges fiscales entre eux et les nobles et l'autorisation de vendre des biens immeubles demandée par la confrérie de la Miséricorde de Nice (10 août 1621, 2 juillet 1630 - 19 décembre 1772), 1 liasse 

- la nomination d'un notaire pour assister aux séances du conseil municipal de Tende, le juge résidant à Sospel et le lieutenant-juge insultant le syndic et les conseillers (23 décembre 1771, 11-21 janvier 1772) 

- le paiement de créance exigé par le négociant Antonio Regis de Clans, habitant à Nice, à l'encontre de Gio. Battista Guidi de Tende (17 mai 1774), 1 cahier

- le droit pour les étrangers d'accéder avec leurs troupeaux aux bandites de la communauté de Tende et des particuliers, consenti par ladite communauté et contesté par Bernardino et Pietro Alberti de La Brigue et Gio. Battista Guidi de Tende, propriétaires des bandites héréditaires du comte Pietro Antonio Pio Chianea (11 juin 1774), 1 cahier 

- Établissement à Nice d'un bureau des voitures publiques et d'un règlement ad hoc, afin de mieux distribuer le travail des muletiers empruntant la route du col de Tende et faciliter le transport des marchandises (19 mars 1776). 

- les nominations des supérieurs des couvents des Augustins de Loano et de Saint-Dalmas de Tende, ainsi que de l'archiprêtre Sigismondo Pellegrini en qualité de provicaire général de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille), contenant la liste des Pères faisant partie des couvents de Saint-Dalmas de Tende et de Loano avec l'indication de leur provenance (11 juillet 1777, 8 janvier, 23 avril, 1er juin 1779) 

- l'autorisation de vendre la gabelle du pain blanc et noir établie à La Brigue et revenant à la " chapellenie laïcale " érigée sous le titre des Saints-Joseph-et-Antoine-de-Padoue sur le territoire de Tende par Gio. Agostino Vassallo en 1678 et de placer la somme obtenue dans des investissements plus profitables (21 mars - 28 avril 1780) 

Tende.- Procès-verbaux de visite avec reconnaissance des bornes frontalières séparant le territoire de la communauté de ceux génois de Mendatica, Cosio et Pornassio, correspondance (22 août 1759 - 30 septembre 1788), 1 cahier- l'attribution au sénat de la compétence d'évaluer l'équité d'une convention stipulée entre Gio. Battista Guidi de Tende et Antonio Regis pour le  paiement d'une somme (17 avril - 17 mai 1774) 

- l'attribution au sénat du procès en appel opposant Gio. Francesco Cassio de Tende à Gio. Battista Molineri concernant le partage d'une maison (2-30 septembre 1775 

- l'interdiction pour tout particulier de pêcher dans les eaux traversant le territoire de la communauté de Tende (18 mai - 3 août 1782) 

- la construction de petits cimetières ainsi que la transformation des chapelles des hameaux de Guillaumes en églises succursales et la mutation à La Brigue du prévôt de Tende, contenant notamment une copie de l'ordonnance de l'évêque de Glandèves au sujet des églises et de cimetières (1er novembre 1782, 25 avril 1783) 

- l'attribution à trois ecclésiastiques et docteurs en droit de Nice du litige concernant la séparation du notaire Gaetano Peglione de son épouse, l'agrandissement de la chapelle de la confrérie de la Miséricorde de Tende et la collation de la chapellenie de Puget-Théniers (21 mars 1783) 

- un litige concernant la collation de la prévôté de Tende, la communauté et les particuliers de ce lieu s'opposant au choix de l'évêque de Ventimiglia (Vintimille) (20 mai 1783) 

- l'autorisation pour les époux Toesca de Saorge de disposer d'un oratoire privé et pour la confrérie de la Miséricorde de Tende d'agrandir sa chapelle pour y former une sacristie, la collation de la cure de Vasia et une dispense demandée par un clerc de Nice pour être investi d'un bénéfice érigé dans l'église de Manta (17 juin 1785) 

- la collation de cure et canonicat à Torria et à Tende, un litige opposant le prêtre de Balestrino à sa soeur à propos du paiement de la dot et une monition impartie au chanoine de Tende pour avoir célébré le mariage de deux jeunes gens à l'insu de leurs parents et la permission de disposer d'un oratoire privé dans sa propriété du Ray demandée par le comte Stefano Ermenegildo Audiberti (16-29 septembre 1785) 

- l'interdiction pour les Pères Capucins du couvent de Tende de faire la quête de l'huile auprès des moulins de Perinaldo demandée par les pères de Saint-François du couvent de ce lieu, jouissant de cette coutume depuis longtemps (14-18 février 1786) 

- l'attribution au sénat du litige opposant Francesco Alberti de Tende à Carlo Antonio Lanteri de Verdeggia au sujet de la vente d'une maison (5 novembre 1786 - 30 janvier 1787) 

- " Ricorsi in materia civile " (requêtes présentées par des justiciables en matière civile).- Suppliques, décrets, lettres patentes, pièces judiciaires, copies d'actes notariés, correspondance, contenant notamment les recours du vassal Maurizio Vittorio De Gubernatis relative à la nomination du baile de Gorbio, de la communauté de Peille interdisant aux habitants de Sainte-Agnès d'introduire des troupeaux sur son territoire en conformité avec un acte du 19 octobre 1622, du notaire Saverio Galli de L'Escarène demandant le remboursement des dépenses effectuées par l'entrepreneur Stefano Basso de Biella pour la construction de la route royale du col de Tende, du bureau de la judicature de Cimiez demandant au comte Andreis di Cimella le paiement des frais de déplacement supportés pour l'enquête menée sur la découverte d'une enfant morte brulée, de l'adjudicataire de la boulangerie de Villefranche visant à obtenir des sanctions à l'encontre des marins anglais contrevenant aux dispositions sur la lesde du pain, de la comtesse Luigia Sanvitale veuve Caissotti di Robione, relative à l'investissement de l'argent obtenu de la vente des biens familiaux, de la confrérie du Saint-Sépulcre de Nice concernant la défense faite à des confrères de participer aux processions et la supplique des particuliers de L'Escarène demandant un autre site pour le cimetière, compte tenu des exigences de santé publique et de la construction de la route royale et d'un nouveau pont (3 janvier 1784 - 27 novembre 1787), 1 liasse 

15. 1791.- Avis du Conseil du Commerce sur le recours de Joseph Chiavaletti,concessionnaire de la mine de Valauria (Tende), en vue d'obtenir l'interdiction de l'importation de litharge. 

- la collation des cures de Péone, Isolabona et Chiusanico et l'autorisation pour un prêtre de Tende de disposer d'un oratoire privé (25 mars - 8 avril 1791)  

- l'autorisation pour le comte Giuseppe Cais di Pierlas et son épouse de disposer d'un oratoire privé dans leur maison de Valdeblore et le refus d'accepter un nouveau membre, venant de l'extérieur, dans le couvent des Pères augustins de Nice opposé par l'avocat fiscal général, ledit couvent ayant un nombre trop important de religieux par rapport à ses revenus, après le rattachement de celui de Tende et la suppression de celui de Puget (13 mai 1791) 

- la concession de l'exequatur pour le prêtre Antonio Molineri de Tende, pour le prieur du couvent des Carmes déchaussés de Loano et pour le Père gardien du couvent des Capucins de Loano, contenant aussi les bulles (18, 25 janvier 1793) 

- Page 7. Lecture de deux arrêtés des représentants du peuple sur les réparations de la route de Tende, et des quais et chemins du port (9 frimaire).1794 

- vol d’un portefeuille contenant des billets de créances des Finances royales, perpétré avec violence dans une taverne, au préjudice de Gio. Battista Farro, originaire de la province de Cuneo et tavernier à Tende, par Francesco Rosciano de la province d'Asti, Lorenzo Zanetta de la province d'Ivrea et Gio. Battista Barberis de la province d'Acqui, tous militaires dans le régiment d'Oneglia (Oneille), affaire jugée d'abord par l'Auditorat de guerre (8 juillet 1795), 1 cahier 

- Lettre concernant les meilleures mesures à employer pour assurer le passage en hiver du col de Tende, et autorisant l'administration à employer l'ancienne méthode du gouvernement sarde, qui consistait "à payer par année une somme déterminée à des muletiers, obligés de faire tous les jours, avec un certain nombre de mulets, le voyage de Limon à Tende, le gouvernement s'obligeant à fournir à ces muletiers,arrivés à Tende, leur chargement de sel, dont le prix de transport à Limon leur était payé particulièrement" (8 nivôse).22/09/1796 

- Mines : Registre des arrêtés de l'administration centrale du département des Alpes-Maritimes sur les mines concernant l'exploitation d'une mine de plomb dite de Valauria, commune de Tende. et d'une mine de charbon, commune de Roquebrune.22/09/1796

- Nécessité de tenir ouvert, pendant l'hiver, le passage du col de Tende (21 brumaire an V).22/09/1800

 

 

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Nouvelle image 

Fronton de La Collégiale

 

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Confréries et corporations

Document 04E 019 du 01/01/1543 au 31/12/1711 ( Archives du CG06 )

Tende, Confrérie du Saint-Esprit

* Procédure judiciaire entre la confrérie du Saint-Esprit de Tende et le comte Giuseppe Maria Sollaro (Solaro) della Margarita concernant la propriété de deux fermes (s.d.. XVIIe, après 1639), 4 feuillets pliés, en italien.

* "Atti confreria Santo Spirito", comptes tenus par les prieurs élus par la confrérie du Saint-Esprit de Tende mentionnant les recettes et dépenses de l'institution (recettes des biens, dépenses pour messes des défunts, organiste le jour de la messe de la Pentecôte (p. 127, 133, 157), cire rouge, torches, fenêtres (en 1689, p. 164), passage de troupes françaises en 1697, salaire de l'hospitalier (p. 215), toiture (1708, f. 255), nourriture : froment, pois chiches, charbon, coton, vin, huile ..). 1543-1711. 1 registre en latin puis en italien à partir de 1561.déposé par le directeur de l'hôpital Saint-Lazare de Tende, lieu de leur conservation, par M. Yvan Rouvière, le 30 septembre 2009.

 

TENDE SOUS L’ANCIEN RÉGIME : UN AIGLE À DEUX TÊTES 

Archives départementales des Alpes Maritimes 

Par Olivia Antoni  - AntoniAntoni (143.69 Ko)

 

AIMABLE GASTAUD : L’ÂME DU RATTACHEMENT DE TENDE ET LA BRIGUE À LA FRANCE

 

Archives départementales des Alpes Maritimes     

 

Par Christophe COUTTENIER  -Docteur Bernard GASTAUD

 

GastaudGastaud (107 Ko)

 

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